23/05/2004

Quand je vois ...

 

Quand je vois un animal, libre dans la forêt où il est né,
heureux, en équilibre avec ce qui l'entoure,
ses besoins étant comblés à même la nature,
faisant partie d'un système naturel où chaque espèce a sa place
et son rôle à jouer, où chacun a un cycle de naissance et de mort,
de floraison et de sécheresse, de migration et d'amour...
tout naturellement...

Quand je vois un animal qui s'approche curieux,
sans crainte de l'être humain,
un animal sauvage qui n'a jamais été chassé
et surtout qui n'a jamais été blessé par "l'homme"...
pas comme ces animaux qu'on voit dans les parcs "protégés"

par les gouvernements blancs, ces parcs ... où on paie si cher pour chasser,
où on essaie de préserver ce qui reste de ce qu'on a détruit
à l'aide de clôtures, de tickets d'entrée et d'affiches publicitaires...

Mais ce que je remarque dans tout ceci c'est qu'il manque une espèce...
une espèce qui vivait autrefois en liberté...
l'espèce humaine que l'on appelait "indiens"...

Je pense à ce peuple qui vivait, libre,
sur le territoire où étaient nés les ancêtres,
heureux, en équilibre, autonome, harmonieux...
Le peuple autochtone vivait près de ses frères animaux,

et de ses sœurs les plantes,
avec eux, aussi naturellement qu'eux, près de la nature,
avec elle, ensemble sur la Terre-Mère...

Et je m'horrifie de ce qui s'est passé ...
 
Tout  ce qui reste de ce monde merveilleux est très restreint,
et ça s'appelle maintenant des parcs "naturels", réserves fauniques
et réserves indiennes...

Le merveilleux a peu à  peu disparu...
il a fait place au suicide des jeunes, à l'alcoolisme, à la pauvreté,
et à toutes sortes de problèmes sociaux... en plus, il y a maintenant, la pollution, les barrages, les villes... et la misère morale qui va avec... 

Mais je vois encore, dans le regard de l'animal libre de la forêt 
la même lueur que dans dans le regard de certains indiens...
je vois cet être fort et courageux qui ne demande qu'à être heureux...

et j'aurai toujours du respect pour ce peuple qu'on a pensé détruit,
parce qu'à l'intérieur de lui dort en silence le feu sacré,
fort et fier
et qui ne saura sûrement pas tarder à se réveiller...
(Guyloup Tortue aimante)


16:48 Écrit par Maurice Pécriaux | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Tous ensemble L'homme devient ce qu'il rêve, alors rêvons beaucoup.
Ouvrons l'oeil du coeur et, ensemble, voyons.
Pour, tous ensemble, construire des lendemains meilleurs.

Écrit par : Philippe Ya'ke yaksapa | 31/05/2004

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