22/05/2004

Courage !

Moi, ce que j'entends souvent dire, c'est que les amérindiens ont souvent des problèmes, que ce soit de consommation ou même de violence.
Certains ne comprennent pas pourquoi nous sommes un grand peuple.
Dans le temps, nous n'avions pas besoin d'argent pour vivre, nous étions un grand peuple et nous le sommes toujours.
Certains ont oublié notre importance et l'importance de sauvegarder notre culture.
Je vois des amérindiens découragés qui baissent les bras, parce qu'ils ont subi des discriminations, parce qu'ils ont été humiliés et parce qu'ils ont été rabaissés.Mais quand on les regarde, ils sont encore debouts, voila la vraie beauté de ce peuple, notre peuple.
Vous vous dîtes peut-être que tout est fini et que vous allez en rester là, mais moi je dis qu'il faut rester debout et persévérer ! Certains ont perdu la notion des choses et ne croient plus en rien. Je vais vous dire moi, quand j'entends chanter ces personnes a tue-tête, quand je les voix danser et crier pour montrer qui on est et quelle est notre culture, je vois un grand peuple.
Ce peuple toujours aussi fort, ce peuple toujours debout.Moi ce que je pense, c'est qu'il n'y a pas de mot pour dire a quel point on est grand et puissant. N'arrêtez pas de croire en vous, n'arrêtez pas de croire en notre peuple et montrez à quel point notre peuple est résistant, montrez à quel point nous méritons d'être respecté l'un autant que l'autre. Croyez-y et ne baissez pas les bras.
La vie est un combat , c'est comme ça, il faut toujours se battre, c'est comme ça qu'on a des résultats.
On est toujours là et on va rester là, à notre place, c'est-à-dire notre pays, nos maisons. On va rester là et on ne bougera pas, quoi qu'il puisse se passer. Montrez au monde qui nous sommes. Moi j'en suis fière.
(Texte transmis par Sandra Sirois (Waban-aki), abénaki)



10:49 Écrit par Maurice Pécriaux | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci Merci d'avoir su me faire pleurer d'émotion, ton texte est magnifique.

Écrit par : Philippe Ya'ke yaksapa | 31/05/2004

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